samedi 4 mai 2013

Pierre Brissaud, illustrateur (1885-1964)

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France La vie en fleur  Devambez 1924


Pierre Brissaud fait d’abord son apprentissage de peintre auprès de son oncle Maurice Boutet de Monvel puis auprès de Fernand Cormon, chez qui il apprend l’eau-forte. En 1907, il expose ses aquarelles et ses gouaches au Salon des Indépendants. Il collabore alors à diverses revues telles que La vie heureuse ou Fémina. Dans ce second atelier, il se lie d’amitié avec Marty, et Lepape, deux des artistes qui feront le succès de la plus célèbre et la plus raffinée des revues de mode des Années folles : La Gazette du Bon Ton (1912-1925).
Cette revue de prestige fondée par Lucien Vogel mêle alors mode et arts décoratifs laissant la partie artistique aux meilleurs artistes illustrateurs de l’époque : Marty, Brissaud, Lepape, George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, Charles Martin auquels viendront s’adjoindre Arnoux, Bakst, Brunelleschi, Benito, Dufy, Halouze, Laboureur, Domergue, Iacovleff etc.

Son graphisme est influencé par le dessinateur romantique Devéria mais surtout par l’anglais, Randolph Caldecott (1846-1886) qui cerne ses dessins d’un trait noir appuyé.

Maîtrisant l’eau-forte tout aussi bien que l’aquarelle, Brissaud profite largement de l’essor du livre de luxe pour se faire un nom dans le milieu de l’illustration.

Daudet Contes du lundi Devambez 1928

 Le développement du coloris au pochoir des bois ou des eaux-fortes lui permet d’affirmer une esthétique propre basée sur une riche variété de couleurs posées en aplats dans des jeux de lumières très affirmés : contre-jours, feuillages et frondaisons offrant un fort contraste entre ombres et lumières donnent à ses scènes intimes ou ses paysages un rendu qui lui est particulier.



Dans les années trente, il travaille à New-York et collabore à la revue Vogue, alors fortement influencée par sa devancière française : La Gazette du Bon Ton.

Son travail sur la lumière ainsi que son trait cerné n’est pas sans évoquer la bande dessinée moderne.

Ségur Les malheurs de Sophie  1923

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Ségur Les malheurs de Sophie 1923

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Son premier livre illustré lui fut commandé par Fayard en 1911 pour l’une de ses collections populaires : Histoire d’un fils de roi d’Abel Hermant (collection Les inédits de Modern-Bibliothèque). Il travaillera par la suite pour Blaizot, Kieffer, Kra, Devambez, Babou, La lampe d’argile qui sauront mieux mettre en valeur toutes les facettes de son talent.

Ségur Les malheurs de Sophie 1923

Actuellement en librairie

Ségur Les Malheurs de Sophie 1923

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Jean Dulac lui consacre une monographie illustrée dans la collection Les artistes du livre de Babou (Paris, 1929).